Tous les guides/practical
practical · 3 min de lecture
Se déplacer à Rome : le guide pratique
Métro, bus, trams et marche à pied — comment se déplacer vraiment à Rome, pourquoi un métro à deux lignes couvre moins de terrain qu'on ne le pense, et quand mieux vaut simplement marcher.
Par Todo Rome · Publié 2025-01-01

Le métro de Rome est plus petit qu'on ne le croit
Rome a deux lignes de métro complètes (A et B, qui se croisent à Termini) et une courte troisième ligne (C) qui dessert surtout la périphérie — une couverture bien plus faible que ce qu'on attendrait d'une capitale, en grande partie parce que chaque excavation pour une nouvelle ligne finit par déterrer des vestiges archéologiques qu'il faut d'abord étudier. La ligne A relie le secteur du Vatican à San Giovanni en passant par la place d'Espagne ; la ligne B dessert le Colisée, le Circus Maximus et Testaccio (Piramide). Ensemble, elles couvrent la plupart des grands sites, mais le centre historique (Panthéon, Piazza Navona, Trastevere) n'a aucune station — la marche ou le tram sont les seules options.
Marcher est souvent plus rapide
Le centre de Rome est compact et globalement plat là où ça compte — la distance entre le Panthéon, la fontaine de Trevi et la place d'Espagne se parcourt entièrement à pied en moins de trente minutes au total, plus vite que de chercher un trajet de bus pour le même parcours. Les pavés sont durs pour les bagages à roulettes et les talons ; c'est ce facteur-là qu'il faut anticiper, plus que la distance elle-même.
Bus et trams
Le réseau de bus est étendu mais peut être lent et parfois peu fiable dans la circulation ; utile pour rejoindre Trastevere (tram 8 depuis Largo Argentina) ou les quartiers non desservis par le métro. Achetez vos billets avant de monter — validez-les à bord avec les petites machines jaunes/vertes ; la plupart des bus n'ont pas de distributeur de billets à bord.
Les billets
Un billet BIT standard (100 minutes, un trajet de métro plus bus/trams illimités pendant la fenêtre de validité) couvre la plupart des trajets simples. Les forfaits journaliers (24h, 48h, 72h) et le forfait hebdomadaire valent le coup si vous vous déplacez beaucoup ; achetez-les aux distributeurs des stations de métro, chez les buralistes (tabacchi), ou sur l'application officielle Roma Mobilità. Validez chaque billet au début de chaque trajet — les contrôleurs vérifient bel et bien, et les amendes ne sont pas symboliques.
Taxis et VTC
Les taxis sont au compteur, officiellement agréés (voitures blanches, lumière sur le toit), et se hèlent de préférence à une station de taxis plutôt que dans la rue — Rome n'a pas la culture du taxi hélé n'importe où de certaines villes. Uber fonctionne sous une forme limitée et plus chère, haut de gamme (pas d'UberX standard) ; les applications de VTC en marché libre ont eu un historique réglementaire compliqué en Italie, donc les taxis officiels restent l'option par défaut la plus fiable, surtout tard le soir depuis Testaccio ou Ostiense.
Une autre façon de découvrir la ville
Si vous préférez ne pas faire vous-même la marche ou la navigation en métro, une balade en side-car Vespa couvre le Colisée, le Tibre et la vue du trou de serrure de l'Aventin, avec un chauffeur qui fait le travail pendant que vous photographiez la ville depuis la route — plus de la visite que du transport, mais une vraie façon de couvrir du terrain sans se fatiguer les jambes.
Un plan réaliste
Pour la plupart des visiteurs logés dans le centre historique ou à proximité : marchez pour tout trajet de moins de vingt minutes, prenez le métro pour le Vatican, le Colisée ou Testaccio, et prenez un taxi tard le soir plutôt que d'attendre un bus de nuit. Vous marcherez plus à Rome que dans presque toute autre grande capitale européenne — préparez vos bagages en conséquence.